CNCE Revue de presse

Marché Africain: De Nouvelles Niches A Explorer

Mobilier, chewing-gum… de nouveaux marchés intéressants pour le Maroc, selon le CNCE.
Le Conseil national du commerce extérieur se penche, en effet, sur les opportunités d’investissement en Afrique et recommande au Maroc de s’adapter aux nouvelles exigences de consommation.

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L'Economiste

Pour une cohérence des politiques d’appui à l’export

Stimuler, promouvoir les échanges extérieurs et soutenir le commerce local en améliorant sa part sur le marché avec une forte valeur ajoutée d’une part, et d’autre part soutenir la création de l’emploi. C’est à cet exercice que s’est attelé Mohamed Benayad, Secrétaire Général du ministère chargé du Commerce Extérieur à l’occasion de son intervention à la CGEM, le 24 Avril, pour présenter le projet
de convention intégrée de développement des échanges extérieurs, préparé par son Département.
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Marché halal: Une croissance à deux chiffres

- Alimentaire, cosmétique, industrie pharmaceutique, services, niches à fort potentiel
- Il est estimé à 3.613 milliards de dollars et devrait doubler en 2018
 

Les chiffres de l’économie mondiale du halal donnent le tournis: 3.613 milliards de dollars en 2013 et le double dès 2018, selon le Conseil national du commerce extérieur (CNCE). Dans sa dernière note de veille sur le marché halal, le Conseil a identifié les niches que les exportateurs pourraient investir. Surtout que les services et produits halal attirent non seulement les consommateurs musulmans, mais également les non-musulmans.
Ce marché touche plusieurs secteurs et offre ainsi des niches à fort potentiel de croissance à l’export. C’est le cas par exemple du secteur pharmaceutique et cosmétique, surtout que de grands groupes comme Merck, Pfizer et Glaxo Smith  Kline s’intéressent au marché halal et cherchent même à certifier leurs médicaments. En 2013, 72 milliards de dollars ont été dépensés dans les produits pharmaceutiques et  46 milliards de dollars en produits cosmétiques, soit respectivement 6,6% et 6,8%.
Pour le CNCE, le Maroc, grâce à ses produits naturels et de terroir, dont l’huile d’argan, le miel, le savon noir, l’eau de rose ou encore l’argile, peut facilement se positionner sur le marché de la cosmétique halal. Des opportunités existent aussi dans le textile-habillement puisque les marques marocaines peuvent adapter leurs créations aux exigences de l’habit halal.

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L'Economiste

L’opportunité européenne du Maroc

«Bactrocera oleae». C’est le nom scientifique d’une bactérie qui est en train de ravager les oliveraies sud-européens, notamment espagnols et italiens. Cela pourrait faire le bonheur des exportateurs oléicoles marocains, leur offrant l’opportunité de mieux pénétrer les marchés et de faire connaître le produit national.

Les oléiculteurs italiens et espagnols broient du noir. Et pour cause. Les pays leaders mondiaux de l’huile d’olive sont frappés par un mal qui met son secteur oléicole en péril. Ce sont plus précisément les oliviers italiens qui sont touchés par une maladie qui condamne une grande superficie de l’oliveraie. Des milliers d’oliviers sont déracinés, et des centaines de kilomètres carrés arboricoles sont mises en quarantaine pour éviter la propagation de la contamination. Du coup, les prévisions de la campagne italienne sont pour le moins pessimistes, et les pays concurrents s’en frottent les mains, pour l’instant. Une situation qui risque de changer profondément la structure et les volumes du marché international de l’huile d’olive sur le moyen terme. Le Maroc doit évidement prendre en considération cette nouvelle donne et préparer autant ses armes offensives que défensives.

Le malheur des uns…
«Les prévisions pour la saison 2014-2015 sont moroses, et on s’attend à une baisse de près de 30% de la production mondiale. En cause, la conjugaison de mauvaises conditions climatiques, notamment la sécheresse, et la propagation de la bactérie «bactrocera oleae», relayée par une espèce de mouche, dans les oliviers sud-européens qui menace sérieusement la filière. De ce fait, la production européenne devrait chuter de près de 40% pour cette saison», relève le Conseil national du commerce extérieur (CNCE) dans une note d’information. Le conseil révèle ainsi que l’Espagne, premier producteur mondial, subirait les plus grosses pertes et serait privée de près de la moitié de sa production d’huile d’olive. L’Italie, pour sa part, perdrait un tiers de sa production. «Du coup, les prix se sont envolés depuis février 2014, rompant ainsi avec le trend baissier observé un an auparavant. En décembre dernier, le cours de l’huile d’olive extra-vierge a atteint un sommet jamais égalé ces 5 dernières saisons. Le prix a culminé à près de 4.480 dollars la tonne, soit une hausse de 25% par rapport à décembre 2013», souligne le CNCE dans son analyse. Un constat qui est d’ailleurs confirmé par les exposants qui prennent part au «Sol & Agrifood» de Vérone: d’une part morosité et anxiété des producteurs européens, et d’autre part un sentiment mitigé de la part des Marocains. Mitigé, en ce sens où, si le malheur des européens est susceptible de faire le bonheur des exportateurs marocains, que ce soit du côté du volume que de celui des prix de vente, il subsiste un risque non négligeable de la propagation de la bactérie «oléicide» aux oliviers marocains. «Il faut absolument que des mesures de protection soient prises pour préserver l’oliveraie marocaine de cette maladie destructrice», insiste ce producteur marocain qui ne manque pas de souligner l’opportunité qui se présente. «Les services douaniers et sanitaires marocains se doivent de renforcer leurs contrôles et augmenter leur vigilance afin d’éviter que la bactérie ne franchisse les frontières marocaines», poursuit cet opérateur. Côté opportunité, il faut également mettre les bouchées doubles pour maximiser la valeur ajoutée générée et parvenir à réaliser le bond significatif ciblé. En effet, l’essentiel de nos exportations oléicoles est toujours constitué d’huiles en vrac. Et la conjoncture actuelle pousse les producteurs européens à importer encore plus de volume en vrac afin de faire tourner leurs chaînes d’embouteillage, que la production locale ne suffit plus à alimenter. Que du bon pour les opérateurs marocains diront plus d’un. Mais le hic c’est que, une fois conditionnées, les bouteilles contenant l’huile d’olive d’origine marocaine sont estampillées «Made in EU», même si certaines ne contiennent qu’un cinquième d’huile d’origine européenne, le reste étant généralement constitué d’huiles marocaine, tunisienne ou encore turque. La réglementation européenne le permet, et joue ainsi contre les marques marocaines exportées en bouteille, à valeur ajoutée beaucoup plus élevée. Sans parler des subventions massives que l’UE accorde à ses producteurs, et qui fausse directement le jeu de la concurrence avec l’huile d’olive du royaume. 

Source: Les Inspirations Eco

L'Economiste

Cedeao/Tarif extérieur commun: Le CNCE évalue le potentiel à l’export

11/02/2015
 
L’instauration du Tarif extérieur commun serait favorable pour les échanges avec le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Togo et la Gambie. En revanche, avec la Guinée et le Ghana, l’impact serait négatif puisque les droits de douane vont augmenter. Au total, les ventes destinées à la Cedeao ont atteint plus de 883 millions de dollars en 2013, principalement le Sénégal (27,5 %), la Côte d’Ivoire (12,9%), la Guinée (12,7%), le Nigeria (12,2%) et le Ghana (11,7%)

Quel sera l’impact du Tarif extérieur commun (TEC) appliqué par les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao)(1) sur les exportations marocaines? Se basant sur les expéditions de l’année 2013, le Conseil national du commerce extérieur (CNCE) l’estime aux alentours de 5%. Dans son analyse, le CNCE tient compte de l’hypothèse de flux inchangés en 2015 et donc des droits de douane qui s’établiraient à 117 millions de dollars.

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L'Economiste

La Cedeao se met au tarif extérieur commun

  • Pour les entreprises marocaines, un seul contrôle douanier
  • Le CNCE recommande d’accélérer l’accord de libre-échange avec l’Uemoa

 

Depuis le 1er janvier, les 15 pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) appliquent un tarif extérieur commun. Cela signifie pour les exportateurs marocains qu’il n'y aura plus qu’un seul contrôle douanier aux frontières dans tout cet espace.
Le tarif uniformisé s’applique aux 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et du Cap-Vert,  la Gambie,  le Ghana,  la Guinée-Conakry, le Libéria, le Nigeria et la Sierra Leone. Il implique une même nomenclature tarifaire et statistique et les mêmes droits d’entrée pour les marchandises originaires des pays tiers. Ce dispositif est inspiré de celui de l’Uemoa, entré en vigueur en 2000 et qui ne disposait que de quatre bandes tarifaires dont les taux étaient respectivement de 0%, 5%,10% et 20%. Une cinquième bande avec un taux de droit de douane de 35% s’est rajoutée avec la grille Cedeao. Cette bande inclut les produits jugés sensibles en raison de leur caractère spécifique pour le développement de la région.
 

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